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Echappement

Prise de commande du rythme cardiaque par un pacemaker physiologique situé « plus bas » dans le système d’activation électrique du cœur. Cet évènement survient lorsque les dépolarisations spontanées du pacemaker d’échappement sont plus fréquentes que celles qui lui parviennent du (ou des) pacemakers situés « plus haut ». Le phénomène d’échappement est lié à un automatisme normal.

Les échappements transitoires et hauts situés (échappement du sinus coronaire ou échappement jonctionnel haut) témoignent généralement de troubles bénins ou peu sévères de l’automatisme et/ou de la conduction sus-jacente. Ces troubles sont par exemple une bradycardie sinusale, une arythmie respiratoire, une extrasystole auriculaire suivie d’un repos compensateur (pseudo-bloc), une pause transitoire au cours d’un bloc SA du 2ème degré ou d’un bloc nodal. Un (ou des) médicament(s) chronotropes(s) négatif(s) (bêtabloquants, inhibiteurs calciques, amiodarone, digoxine…) est(sont) fréquemment en cause.

Les échappements prolongés et/ou bas situés (échappement jonctionnel bas ou échappement ventriculaire) témoignent généralement d’une altération plus profonde de l’automatisme et/ou de la conduction sus-jacente. Il s’agit par exemple d’une paralysie sinusale, d’un bloc SA du 3ème degré ou d’un bloc AV du 3ème degré dans lesquels s’inscrit un échappement durable qui prend le nom de rythme d'échappement jonctionnel ou rythme d'échappement ventriculaire.

 
 
 
 
 
Dr Pierre Taboulet
Pierre Taboulet
Cardiologue
Urgentiste
Hôpital Saint-Louis (APHP)

 
Ce site est construit à partir du livre

ISBN : 978-2-224-03101-5

publié chez
Vigot-Maloine
(Ed. 2010)
 
 
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