Site de formation à la lecture de l'ElectroCardioGramme.

Utilisateur 

Mot de passe 
 
  Physiologie
  Technique
  Terminologie
  Arythmie SV
  Arythmie V
  Blocs
  Coronaropathie
  Cardiopathie
  Toxique/métabolique
  Traitement
  Général
 
 
 
   
 
 
 
Fibres de Mahaïm

Faisceaux accessoires droits qui se distinguent suivant leur point de départ (nodal, fasciculaire ou atrial) et leur point d’insertion (ventriculaire ou parfois fasciculaire) [1] ;

- les connexions nodo-ventriculaires qui partent du nœud AV et se terminent à la pointe du VD ou se perdent dans le septum ventriculaire (2% des voies accessoires)
- les connexions fasciculo-ventriculaires qui partent du tronc du faisceau de His et se terminent dans le myocarde ventriculaire. Elles peuvent être sans traduction clinique si elles sont fines et distales.
- les connexions atrio-ventriculaires ou atrio-fasciculaires qui partent de la partie antérolatérale de l’oreillette droite et se terminent à l’apex du ventricule droit ou à proximité ou sur la branche droite du faisceau de His. Ces connexions sont responsables de préexcitation mais se distinguent d’un faisceau de Kent (fibres rapides) car elles sont composées de tissu nodal (fibres lentes). Elles exposent à des « tachycardies de Mahaïm » avec préexcitation.
Ces fibres représentent moins de 3% des faisceaux accessoires. Elles possèdent la double particularité d'avoir une conduction décrémentielle rappelant le nœud d’Aschoff-Tawara et une conduction antérograde généralement exclusive. Elles sont fréquemment associées à des faisceaux accessoires multiples et une conduction nodale accélérée.[2] Le risque est la survenue d’une tachycardie antidromique à type de bloc de branche gauche, la conduction antérograde se faisant par la voie accessoire et la rétrograde par le nœud AV ou un second faisceau accessoire.
Sur l’ECG au repos, on observe typiquement une minime, voire aucune préexcitation avec des QRS peu élargis (< 0,12 s). Des petits indices comme une zone de transition déviée à gauche ou une disparition de l’onde Q septale en V5-V6 peuvent trahir l’existence de la préexcitation.
Pour en savoir plus : « L’ECG de A à Z » Edition Vigot-Maloine, 2010


[1] Laham J et Brembilla-Perrot B (2003)
[2] Sternick EB (2003)
 
 
 
 
 
Dr Pierre Taboulet
Pierre Taboulet
Cardiologue
Urgentiste
Hôpital Saint-Louis (APHP)

 
Ce site est construit à partir du livre

ISBN : 978-2-224-03101-5

publié chez
Vigot-Maloine
(Ed. 2010)
 
 
Vous êtes le 11383825 visiteurs.