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S1Q3
SCA Généralités
SCA non ST+. 1 aspects ECG
SCA non ST+. 2 Equivalents ST+
SCA non ST+. 2a ST- diffus ST+ VR(V1)
SCA non ST+. 3 traitement médical
SCA non ST+. 4 évaluation
SCA non ST+. 5 prévention secondaire
SCA ST+. 1 Aspects ECG
SCA ST+. 2 Reco antithrombotiques
Score de Romhilt-Estes
Score de Selvester (score QRS)
Score de TV (voir TV score)
Segment PR (ou segment PQ)
Segment ST (ou segment JT)
Séquelle de nécrose
Séquelle de nécrose et BBG
Séquelle de nécrose et pacemaker
Signe de Cabrera
Signe de Chapman 
Signe de Spodick
Signe des oreilles de lapin
Sinus coronaire
Situs inversus
Sous-décalage de PQ (ou PR)
Sous-décalage du ST. généralités
Sous-décalage du ST. les étiologies
Spike
Stimulation électrique programmée
Stimulation œsophagienne
Strain pattern 
Super Wolff
Surcharge ventriculaire
Sus-décalage de ST  : généralités
Sus-décalage de ST : ischémique
Sus-décalage de ST : non ischémique
Syncope
Syncope d’Adams-Stokes
Syncope réflexe
Syncope rythmique
Syndrome bradycardie-tachycardie
Syndrome coronarien aigu : voir SCA
Syndrome de Andersen–Tawil
Syndrome de Brugada : généralités
Syndrome de Brugada : type 1
Syndrome de Brugada : type 2
Syndrome de Dressler
Syndrome de Jervell et Lange-Nielsen
Syndrome de Lown-Ganong-Levine
Syndrome de préexcitation
Syndrome de préexcitation. Variabilité
Syndrome de repolarisation précoce
Syndrome de Romano-Ward
Syndrome de Wellens
Syndrome de Wolff-Parkinson-White
Syndrome de WPW : tachycardies
Syndrome du long QT acquis
Syndrome du P-R court
Syndrome du QT court
Syndrome du QT court congénital
Syndrome du QT long congénital
Syndromes de l\'onde J
 
 
 
 
Syncope réflexe

Les syncopes réflexes regroupent :

Les syncopes vasovagales

Ces syncopes sont médiées par le stress émotionnel ou le stress orthostatique.

Les syncopes vagales réflexes

a- situationnelles

Ces syncopes sont dues à la conjonction de l'inhibition du système sympathique et de la stimulation excessive du système vagal, souvent par hyper-réflectivité du sinus carotidien. Elles surviennent surtout chez le sujet âgé souffrant d'athérosclérose.

Les circonstances favorisantes sont très évocatrices : col de chemise trop serré (maladie du sinus carotidien ), rasage du cou trop appuyé, choc local sur la carotide, coup de poing sur l'oeil, mouvement forcé de la tête, adénopathie cervicale volumineuse, tumeur cervicale comprimant la carotide...

La syncope se déroule en trois phases : prodromes très brefs ou inexistants, chute brutale avec bradycardie et hypotension, retour rapide et complet de la conscience.

b - hypersensibilité du sinus carotidien

La syncope peut être reproduite par la pression ou le massage du sinus carotidien, technique qui n'est pas sans danger et ne peut être effectuée que par un médecin disposant de moyens de réanimation.

Le massage du sinus carotidien est recommandé chez les patients âgés de plus de 40 ans souffrant d’une syncope d’origine inconnue après l’évaluation initiale (voir recommandations HAS 2008, réf. 1). Il convient d’éviter le massage en cas de pathologie connue (sténose) ou suspectée (souffle, antécédents d’AIT ou d’AVC) de l’artère carotide (classe 1). La surveillance ECG et la mesure de la pression artérielle continue pendant le massage carotidien sont obligatoires. Le massage carotidien est réalisé en décubitus dorsal puis debout sur une table basculante, côté droit, puis gauche (classe 1). On recommande une durée de massage de 10 secondes au maximum. 

Cette méthode est recommandée en premier intention, chez les sujets âgés « en présence de syncopes récidivantes ou de situations à risque, sans suspicion de cardiopathie ou de maladie neurologique » (1). « Le diagnostic est certain si une syncope ou une lipothymie est reproduite pendant ou immédiatement après le massage en présence d’une pause dépassant 3 secondes et/ou une chute de la pression systolique de 50 mm Hg ou plus (2).  Une réponse positive permet d’établir le diagnostic de la cause de la syncope en l’absence de tout autre diagnostic » (classe 1) (1). Cette réponse positive n'est souvent obtenue (30%) qu'en position debout (2).

Le recours au stimulateur cardiaque (pacemaker) est souvent nécessaire si les pertes de connaissance sont fréquentes et invalidantes.

 

Références

1 - Pertes de connaissance brèves de l’adulte : prise en charge diagnostique et thérapeutique des syncopes (Recommandations HAS 2008)

2 - The Task Force for the Diagnosis and Management of Syncope of the European Society of Cardiology. Guidelines for the diagnosis and management of syncope. European Heart Journal 2009; 30:2631–2671

 
 
 
 
 
Dr Pierre Taboulet
Pierre Taboulet
Cardiologue
Urgentiste
Hôpital Saint-Louis (APHP)

 
Ce site est construit à partir du livre

ISBN : 978-2-224-03101-5

publié chez
Vigot-Maloine
(Ed. 2010)
 
 
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