Voir : bêtabloquants et insuffisance cardiaque
INDICATION : insuffisance cardiaque
Traitement de l’insuffisance cardiaque chronique stable, légère, modérée et sévère (fraction d’éjection <= 35 %) en association avec le traitement conventionnel comportant inhibiteur de l’enzyme de conversion, diurétique, et, le plus souvent, digitalique.
POSOLOGIE et MODE D’ADMINISTRATION
Le traitement doit être instauré sous surveillance médicale particulière, à l’administration de la première dose. L’augmentation des doses, jusqu’à détermination de la dose efficace (définie comme étant la dose maximale tolérée) se fera sous surveillance médicale.Cette période d’adaptation posologique progressive dure au moins 6 semaines.— Avant le traitement par carvédilol :Le traitement conventionnel de l’insuffisance cardiaque chronique symptomatique à posologie optimale (inhibiteur de l’enzyme de conversion, diurétique et le plus souvent digitalique) est indispensable avant d’initier le traitement par carvédilol.L’état du patient doit être stable depuis au moins 4 semaines avant la première prise de carvédilol pour les patients en insuffisance cardiaque légère à modérée.De même, pour les patients en insuffisance cardiaque sévère, en l’absence de données dans l’étude COPERNICUS sur le délai de stabilité requis avant l’instauration du traitement, il est recommandé par prudence de ne pas instaurer le traitement avant 4 semaines de stabilité.L’administration de la première dose et les augmentations successives de posologies devront être réalisées en consultation, par un médecin ayant l’expérience de la prise en charge de patients atteints d’insuffisance cardiaque.— Administration de la première dose :Le premier jour, une première dose de 3,125 mg doit être instaurée sous surveillance médicale particulière pendant au moins 3 heures (cf les modalités de surveillance des Précautions d’emploi).— Premier palier posologique :Si cette première administration s’est révélée être bien tolérée (fréquence cardiaque > 50 batt/min, pression artérielle systolique > 85 mmHg et en l’absence de signes cliniques d’intolérance), la posologie sera augmentée le lendemain de la première administration à 3,125 mg deux fois par jour. Cette posologie sera maintenue pendant au moins deux semaines.Le patient sera revu durant la première semaine de traitement (3 à 7 jours après la première administration) pour vérifier l’absence de signes de décompensation cardiaque.Toute manifestation d’intolérance lors de cette première semaine d’administration, en particulier bradycardie < 50 batt/min, hypotension artérielle systolique < 85 mmHg, doit faire arrêter le traitement par carvédilol.— Augmentation des doses par paliers :Si la posologie de 3,125 mg deux fois par jour est bien tolérée, elle sera progressivement augmentée à intervalles d’au moins deux semaines à 6,25 mg deux fois par jour, puis 12,5 mg deux fois par jour, et ensuite 25 mg deux fois par jour. La dose administrée sera ainsi augmentée jusqu’à la dose maximale tolérée par le patient.La dose maximale recommandée est de 25 mg deux fois par jour chez les patients de moins de 85 kg et de 50 mg deux fois par jour chez les patients pesant plus de 85 kg.Chaque augmentation de dose devra faire l’objet d’une consultation par un médecin ayant l’expérience de la prise en charge de patients atteints d’insuffisance cardiaque (cf modalités de surveillance des Précautions d’emploi).Pendant cette période de titration, en cas d’aggravation de l’insuffisance cardiaque ou d’intolérance, réduire la dose de carvédilol voire interrompre immédiatement le traitement si nécessaire (notamment en cas d’hypotension sévère, de décompensation d’insuffisance cardiaque avec oedème aigu du poumon, de choc cardiogénique, de bradycardie symptomatique ou de BAV).Adapter également si nécessaire les doses des autres thérapeutiques de l’insuffisance cardiaque.
CONTRE-INDICATIONSAbsolue(s) : Insuffisance cardiaque sévère non contrôlée Hépatopathie Hypersensibilité aux bêtabloquants Hypersensibilité à l’un des composants Réaction anaphylactique, antécédent (de) Asthme Bronchopneumopathie chronique obstructive Bloc auriculoventriculaire de 2e degré non appareillé Bloc auriculoventriculaire de 3e degré non appareillé Bradycardie Choc cardiogénique Maladie du sinus auriculaire non appareillé Hypotension artérielle sévère Syndrome de Raynaud Trouble circulatoire périphérique Intolérance génétique au galactose Déficit en lactase Malabsorption du glucose et du galactose, syndrome (de) Intolérance au fructoseRelative(s) : Allaitement
MISES EN GARDE et PRECAUTIONS D’EMPLOI
Traitement à n’administrer qu’en association Le traitement conventionnel de l’insuffisance cardiaque chronique symptomatique à posologie optimale (inhibiteur de l’enzyme de conversion, diurétique et le plus souvent digitalique) est indispensable avant d’initier le traitement par carvédilol. L’état du patient doit être stable depuis au moins 4 semaines avant la première prise de carvédilol pour les patients en insuffisance cardiaque légère, modérée et sévère. Surveillance clinique en début de traitement – La surveillance du patient doit prendre en compte le fait que le traitement par carvédilol, comme tout traitement bêta-bloquant, peut entraîner une aggravation de l’insuffisance cardiaque par effet inotrope négatif, notamment pendant la phase de titration des doses. Le traitement est instauré par une première dose, suivie d’une posologie initiale faible puis progressivement croissante sous surveillance médicale spécialisée, particulièrement chez le sujet âgé de plus de 65 ans et chez les patients présentant une pression artérielle systolique de base inférieure ou égale à 105 mmHg (cf Posologie/Mode d’administration). – Modalités de surveillance du traitement : . Après la première administration : surveillance clinique toutes les heures, pendant un minimum de 3 heures : pouls, pression artérielle couchée et debout, état clinique (signes d’intolérance : vertiges, malaises…), électrocardiogramme au cours de la 3ème heure de surveillance. . Au cours de la première semaine de traitement : pouls, pression artérielle couchée et debout, électrocardiogramme, recherche de signes de décompensation. . A chaque augmentation de dose : pouls, pression artérielle couchée et debout, état clinique, électrocardiogramme si nécessaire. Une fois la dose efficace atteinte, une surveillance régulière de l’insuffisance cardiaque et de l’état hémodynamique doit être effectuée, ainsi qu’un contrôle régulier de la fonction rénale, si nécessaire. Si surviennent sous traitement au long cours : . une hypotension : réduire la dose de carvédilol à la posologie immédiatement inférieure, voire arrêter le traitement ; . une décompensation de l’insuffisance cardiaque, adapter les doses des autres thérapeutiques de l’insuffisance cardiaque, et éventuellement réduire également la dose de carvédilol, voire interrompre le traitement si nécessaire. Surveillance de la pression artérielle en début de traitement – La surveillance du patient doit prendre en compte le fait que le traitement par carvédilol, comme tout traitement bêta-bloquant, peut entraîner une aggravation de l’insuffisance cardiaque par effet inotrope négatif, notamment pendant la phase de titration des doses. Le traitement est instauré par une première dose, suivie d’une posologie initiale faible puis progressivement croissante sous surveillance médicale spécialisée, particulièrement chez le sujet âgé de plus de 65 ans et chez les patients présentant une pression artérielle systolique de base inférieure ou égale à 105 mmHg (cf Posologie/Mode d’administration). – Modalités de surveillance du traitement : . Après la première administration : surveillance clinique toutes les heures, pendant un minimum de 3 heures : pouls, pression artérielle couchée et debout, état clinique (signes d’intolérance : vertiges, malaises…), électrocardiogramme au cours de la 3ème heure de surveillance. . Au cours de la première semaine de traitement : pouls, pression artérielle couchée et debout, électrocardiogramme, recherche de signes de décompensation. . A chaque augmentation de dose : pouls, pression artérielle couchée et debout, état clinique, électrocardiogramme si nécessaire. Une fois la dose efficace atteinte, une surveillance régulière de l’insuffisance cardiaque et de l’état hémodynamique doit être effectuée, ainsi qu’un contrôle régulier de la fonction rénale, si nécessaire. Si surviennent sous traitement au long cours : . une hypotension : réduire la dose de carvédilol à la posologie immédiatement inférieure, voire arrêter le traitement ; . une décompensation de l’insuffisance cardiaque, adapter les doses des autres thérapeutiques de l’insuffisance cardiaque, et éventuellement réduire également la dose de carvédilol, voire interrompre le traitement si nécessaire. Surveillance de l’électrocardiogramme en début de traitement – La surveillance du patient doit prendre en compte le fait que le traitement par carvédilol, comme tout traitement bêta-bloquant, peut entraîner une aggravation de l’insuffisance cardiaque par effet inotrope négatif, notamment pendant la phase de titration des doses. Le traitement est instauré par une première dose, suivie d’une posologie initiale faible puis progressivement croissante sous surveillance médicale spécialisée, particulièrement chez le sujet âgé de plus de 65 ans et chez les patients présentant une pression artérielle systolique de base inférieure ou égale à 105 mmHg (cf Posologie/Mode d’administration). – Modalités de surveillance du traitement : . Après la première administration : surveillance clinique toutes les heures, pendant un minimum de 3 heures : pouls, pression artérielle couchée et debout, état clinique (signes d’intolérance : vertiges, malaises…), électrocardiogramme au cours de la 3ème heure de surveillance. . Au cours de la première semaine de traitement : pouls, pression artérielle couchée et debout, électrocardiogramme, recherche de signes de décompensation. . A chaque augmentation de dose : pouls, pression artérielle couchée et debout, état clinique, électrocardiogramme si nécessaire. Une fois la dose efficace atteinte, une surveillance régulière de l’insuffisance cardiaque et de l’état hémodynamique doit être effectuée, ainsi qu’un contrôle régulier de la fonction rénale, si nécessaire. Si surviennent sous traitement au long cours : . une hypotension : réduire la dose de carvédilol à la posologie immédiatement inférieure, voire arrêter le traitement ; . une décompensation de l’insuffisance cardiaque, adapter les doses des autres thérapeutiques de l’insuffisance cardiaque, et éventuellement réduire également la dose de carvédilol, voire interrompre le traitement si nécessaire. Risque d’aggravation de l’insuffisance cardiaque – La surveillance du patient doit prendre en compte le fait que le traitement par carvédilol. comme tout traitement bêta-bloquant, peut entraîner une aggravation de l’insuffisance cardiaque par effet inotrope négatif, notamment pendant la phase de titration des doses. Le traitement est instauré par une première dose, suivie d’une posologie initiale faible puis progressivement croissante sous surveillance médicale spécialisée, particulièrement chez le sujet âgé de plus de 65 ans et chez les patients présentant une pression artérielle systolique de base inférieure ou égale à 105 mmHg (cf Posologie/Mode d’administration). Surveillance de la fonction cardiaque pendant le traitement Une fois la dose efficace atteinte, une surveillance régulière de l’insuffisance cardiaque et de l’état hémodynamique doit être effectuée, ainsi qu’un contrôle régulier de la fonction rénale, si nécessaire. Si surviennent sous traitement au long cours : . une hypotension : réduire la dose de carvédilol à la posologie immédiatement inférieure, voire arrêter le traitement ; . une décompensation de l’insuffisance cardiaque, adapter la dose des autres thérapeutiques de l’insuffisance cardiaque, et éventuellement réduire également la dose de carvédilol, voire interrompre le traitement si nécessaire. Traitement à arrêter progressivement Ne pas interrompre brutalement le traitement, particulièrement chez le coronarien (risque de troubles du rythme graves, d’infarctus du myocarde ou de mort subite), sauf en cas de nécessité (bradycardie symptomatique, hypotension sévère, choc cardiogénique ou BAV). Insuffisance coronarienne – Ne pas interrompre brutalement le traitement, particulièrement chez le coronarien (risque de troubles du rythme graves, d’infarctus du myocarde ou de mort subite), sauf en cas de nécessité (bradycardie symptomatique, hypotension sévère, choc cardiogénique ou BAV). – Une altération réversible de la fonction rénale a été observée lors de l’administration de carvédilol à des patients présentant une insuffisance cardiaque congestive avec faible pression artérielle (PA systolique < 100 mm Hg), une cardiopathie ischémique, une atteinte vasculaire diffuse et/ou une insuffisance rénale sous-jacente. Chez les patients présentant ces facteurs de risque, la fonction rénale doit être surveillée, particulièrement pendant la période d’augmentation de la dose de carvédilol. Le traitement doit être interrompu ou la dose réduite en cas d’aggravation de la fonction rénale. Insuffisance cardiaque congestive Une altération réversible de la fonction rénale a été observée lors de l’administration de carvédilol à des patients présentant une insuffisance cardiaque congestive avec faible pression artérielle (PA systolique < 100 mm Hg), une cardiopathie ischémique, une atteinte vasculaire diffuse et/ou une insuffisance rénale sous-jacente. Chez les patients présentant ces facteurs de risque, la fonction rénale doit être surveillée, particulièrement pendant la période d’augmentation de la dose de carvédilol. Le traitement doit être interrompu ou la dose réduite en cas d’aggravation de la fonction rénale. Pathologie vasculaire Une altération réversible de la fonction rénale a été observée lors de l’administration de carvédilol à des patients présentant une insuffisance cardiaque congestive avec faible pression artérielle (PA systolique < 100 mm Hg), une cardiopathie ischémique, une atteinte vasculaire diffuse et/ou une insuffisance rénale sous-jacente. Chez les patients présentant ces facteurs de risque, la fonction rénale doit être surveillée, particulièrement pendant la période d’augmentation de la dose de carvédilol. Le traitement doit être interrompu ou la dose réduite en cas d’aggravation de la fonction rénale. Insuffisance rénale Une altération réversible de la fonction rénale a été observée lors de l’administration de carvédilol à des patients présentant une insuffisance cardiaque congestive avec faible pression artérielle (PA systolique < 100 mm Hg), une cardiopathie ischémique, une atteinte vasculaire diffuse et/ou une insuffisance rénale sous-jacente. Chez les patients présentant ces facteurs de risque, la fonction rénale doit être surveillée, particulièrement pendant la période d’augmentation de la dose de carvédilol. Le traitement doit être interrompu ou la dose réduite en cas d’aggravation de la fonction rénale. Diabète Une attention particulière est nécessaire lors de l’administration de carvédilol à des patients présentant un diabète sucré, les signes et symptômes précoces d’une hypoglycémie aiguë risquant d’être masqués ou atténués. Une surveillance régulière de la glycémie est donc recommandée chez les diabétiques au moment de l’initiation du traitement par le carvédilol ou à l’augmentation de posologie. Le traitement hypoglycémique doit être ajusté en conséquence. Anesthésie générale La prudence est recommandée en raison des effets inotropes négatifs synergiques du carvédilol et des produits anesthésiques. Chez les malades atteints d’insuffisance coronaire grave, tout comme chez les patients insuffisants cardiaques traités au long cours par carvédilol, il est souhaitable de poursuivre le traitement jusqu’à l’intervention, étant donné le risque lié à l’arrêt brutal des bêta-bloquants. Avant une intervention chirurgicale, informer l’anesthésiste que le patient reçoit un bêta-bloquant. Risque de bradycardie Si le rythme cardiaque diminue au-dessous de 50 battements par minute, le traitement par carvédilol doit être arrêté. Bloc auriculoventriculaire du premier degré Utiliser le carvédilol avec prudence chez les patients ayant un bloc auriculo-ventriculaire du premier degré. Sujet allergique Une attention particulière est nécessaire chez les patients ayant des antécédents de réactions d’hypersensibilité sévères ou suivant un traitement de désensibilisation, car les bêtabloquants peuvent accroître la sensibilité envers les allergènes ainsi que la gravité des réactions anaphylactiques. Phéochromocytome Chez les patients ayant un phéochromocytome, un traitement par alpha-bloquant devrait être initié préalablement à l’utilisation de tout bêta-bloquant. Bien que le carvédilol possède une activité pharmacologique alpha- et bêta-bloquante, il n’y a pas d’expérience de son utilisation dans ces conditions. La prudence est donc recommandée chez les patients susceptibles d’avoir un phéochromocytome. Angor de Prinzmetal Les bêta-bloquants non sélectifs peuvent provoquer des douleurs thoraciques chez les patients ayant un angor de Prinzmetal. Bien que le carvédilol, du fait de son activité alpha-bloquante, puisse empêcher de tels symptômes, il n’existe pas d’expérience avec le carvédilol chez ces patients. La prudence est donc recommandée chez les patients susceptibles de présenter un angor de Prinzmetal. Antécédent de thrombopénie Le traitement par carvédilol est déconseillé chez les patients ayant des antécédents de thrombocytopénie (cf Effets secondaires). Hyperthyroïdie Les symptômes peuvent être masqués. Sujet porteur de lentilles de contact Les porteurs de lentilles de contact doivent être avertis d’un risque de réduction de la sécrétion lacrymale. Sportif L’attention des sportifs est attirée sur le fait que cette spécialité contient un principe actif pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopage. Administrer pendant le repas Les comprimés doivent être avalés avec un volume de liquide suffisant au moment des repas, pour ralentir la vitesse d’absorption et donc réduire la fréquence de survenue d’hypotension artérielle en particulier orthostatique, ou de décompensation. Réservé à l’adulte Administrer avec une quantité suffisante d’eau Les comprimés doivent être avalés avec un volume de liquide suffisant au moment des repas, pour ralentir la vitesse d’absorption et donc réduire la fréquence de survenue d’hypotension artérielle en particulier orthostatique, ou de décompensation. Grossesse Hypotension artérielle systolique Le traitement est instauré par une première dose, suivie d’une posologie initiale faible puis progressivement croissante sous surveillance médicale spécialisée, particulièrement chez le sujet âgé de plus de 65 ans et chez les patients présentant une pression artérielle systolique de base inférieure ou égale à 105 mmHg (cf Posologie/Mode d’administration). Posologie à instaurer progressivement Le traitement est instauré par une première dose, suivie d’une posologie initiale faible puis progressivement croissante sous surveillance médicale spécialisée, particulièrement chez le sujet âgé de plus de 65 ans et chez les patients présentant une pression artérielle systolique de base inférieure ou égale à 105 mmHg (cf Posologie/Mode d’administration). Sujet âgé Le traitement est instauré par une première dose, suivie d’une posologie initiale faible puis progressivement croissante sous surveillance médicale spécialisée, particulièrement chez le sujet âgé de plus de 65 ans et chez les patients présentant une pression artérielle systolique de base inférieure ou égale à 105 mmHg (cf Posologie/Mode d’administration). Psoriasis, antécédent L’administration de carvédilol aux patients ayant des antécédents de psoriasis ne doit être décidée qu’après examen du rapport bénéfice/risque. Intervention chirurgicale La prudence est recommandée en raison des effets inotropes négatifs synergiques du carvédilol et des produits anesthésiques. Chez les malades atteints d’insuffisance coronaire grave, tout comme chez les patients insuffisants cardiaques traités au long cours par carvédilol, il est souhaitable de poursuivre le traitement jusqu’à l’intervention, étant donné le risque lié à l’arrêt brutal des bêta-bloquants. Avant une intervention chirurgicale, informer l’anesthésiste que le patient reçoit un bêta-bloquant. Traitement de désensibilisation en cours Une attention particulière est nécessaire chez les patients ayant des antécédents de réactions d’hypersensibilité sévères ou suivant un traitement de désensibilisation, car les bêtabloquants peuvent accroître la sensibilité envers les allergènes ainsi que la gravité des réactions anaphylactiques. Patient traité pour la première fois Le traitement doit être instauré sous surveillance médicale particulière, à l’administration de la première dose. L’augmentation des doses, jusqu’à détermination de la dose efficace (définie comme étant la dose maximale tolérée) se fera sous surveillance médicale. Cette période d’adaptation posologique progressive dure au moins 6 semaines.
Référence : Vidal 2012